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vendredi 18 mai 2007

Entr'acte n°4 : ... à La Garenne-Colombes


Aujourd'hui... petit moment de nostalgie, sans grand rapport avec l'Art Nouveau. Sauf qu'il concerne toujours l'architecture, évidemment, et plus précisément Auguste Perret, déjà rencontré avenue de Wagram.
Dans son très passionnant ouvrage, intitulé "Hommes et métiers du bâtiment 1860-1940 - L'exemple des Hauts-de-Seine" (Cahiers du Patrimoine n°58), paru en 2001, Catherine Jubelin-Boulmer évoquait une salle de cinéma à La Garenne-Colombes, comme une œuvre de Perret non localisée. A l'époque, il y avait pourtant bien un cinéma à La Garenne-Colombes, fermé depuis quelques années, mais toujours existant. Et, pour être maintes fois passé devant ce curieux et austère bâtiment en béton, il ne faisait aucun doute à mes yeux : il s'agissait bien de l'œuvre de Perret.













Sans être évidemment aussi somptueux que le théâtre des Champs-Elysées, ni aussi imposant que la salle Cortot de la rue Cardinet (dont je joins une image, ci-dessous, à titre de comparaison), il relève néanmoins du style si reconnaissable de Perret dans son architecture "de divertissement". La très sobre décoration de l'entrée, en particulier, avait une discrète décoration antiquisante du plus plaisant effet. Sur le côté, rue Voltaire, un curieux élement en relief, presque Art Nouveau dans son enroulement terminal, m'a toujours intrigué pour son apparente inutilité. A quoi pouvait-il bien servir ?
On m'a assuré qu'à l'intérieur, le vestibule avait eu un décor intéressant. Mais je n'ai pas connu ce cinéma en activité, et il n'était plus qu'une coquille vide lorsque je m'y suis intéressé.

Avant sa démolition (en 2002 ou 2003), de grands panneaux informaient les passants, comme il se doit, du sort qui allait être réservé à ce très singulier édifice. J'avais pris des photographies pour alerter le service de l'Inventaire d'Ile-de-France, au cas où le sort d'une œuvre apparemment inédite d'Auguste Perret l'aurait intéressé. Non seulement mon courrier resta sans réponse, mais le cinéma disparut sans susciter la moindre émotion. Il en reste au moins quelques images...