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jeudi 17 mai 2007

7 rue Bridaine (17e arrondissement)


Revoilà l’architecte A. Verdonnet, dont nous avions fait la connaissance au 68, rue Boursault !
L’immeuble de la rue Bridaine, trouvé par le plus grand des hasards, est légèrement plus ancien. Son commanditaire, M. Sanglier, en publia la demande de permis le 21 novembre 1901. Mais cette demande concerne trois immeubles de six étages, indice que plusieurs autres bâtiments du même architecte existent probablement dans la cour intérieure.
Certes, la façade est assez sagement symétrique, et les ferronneries des balcons appartiennent à un joli modèle industriel, très fréquent à Paris. D’une manière générale, l’immeuble relève d’un style éclectique assez banal. Pourtant, certains détails doivent nous retenir. Evidemment, et principalement, l’étonnante fenêtre ronde du premier étage, décorée d’une très agréable tête féminine, à la chevelure joliment compliquée. Encore une fois, elle sert de base à une travée en saillie. Les vitres elles-mêmes portent des vitraux d’une intéressante composition.

Dans les parties hautes, l’architecte a conçu une très plaisante toiture en bois pour couronner son encorbellement, et en a repris le principe pour toutes les fenêtres du combe.
Une agréable touche de modernité sur un immeuble sans grande prétention... Monsieur Verdonnet n’était certes pas un génie, mais son travail, très honnête, ne manque n’est dépourvu, ni de charme, ni d’originalité.

68 rue Boursault (17e arrondissement)


J’avoue mon ignorance : le nom de l’architecte Verdonnet m’était totalement inconnu jusqu’à la découverte fortuite de cet immeuble, adjacent au beau bâtiment de Simonet. Mais sa demande de permis de construire, publiée à la date du 10 septembre 1902, indique que Verdonnet en était non seulement l'architecte, mais aussi le propriétaire. Alors domicilié au n°72 de la même rue, il allait bientôt installer son agence dans ce nouvel édifice.












La façade, très étroite, est d’une assez belle fantaisie, alternant les effets décoratifs entre ses deux uniques travées. L’architecte y adopte certains traits caractéristiques de l’Art Nouveau, comme la belle base du grand encorbellement, ornée d’une ravissante tête de femme souriante, une amusante fenêtre en forme de champignon, d’agréables ferronneries, ou le charme très discret d'une sculpture ornementale d'inspiration florale.

L’édifice reste évidemment modeste. Il eut pourtant l’honneur de figurer dans les fameuses “Monographies” de Raguenet, indice qu’il n’était pas totalement passé inaperçu à son époque.